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Dire " Je " dans sa propre langue !

Ma langue mon identité ,ne sont ni une affaire de loi, ni de foi, ni d’État !

Ma langue, c’est la première voix que j’ai entendue, celle qui m’a bercé avant même que je comprenne les mots. C’est le berceau de mes émotions, le lieu de mes souvenirs, l’espace où se niche mon âme. Mon identité ? Elle n’est pas gravée dans un registre, elle ne s’écrit pas en majuscules dans un manuel d’histoire officielle, elle ne se résume pas à une carte d’identité ou à une prière. Elle est multiple, mouvante, parfois contradictoire. Et surtout, elle ne se commande pas. 

 Ma langue mon identité Dire que ma langue et mon identité ne sont ni une affaire de loi, ni de foi, ni d’État , c’est affirmer haut et fort qu’elles ne peuvent être réduites à des cadres imposés de l’extérieur. Elles naissent de la vie, du vécu, de l’intime. Elles sont le fruit de rencontres, de racines, de voyages, de silences aussi. Elles ne se légifèrent pas. On ne vote pas pour sa langue maternelle. On ne décrète pas son appartenance culturelle comme on promulgue un décret.

Identité

 Trop souvent, les États ont voulu faire de la langue un instrument de pouvoir. On a imposé telle langue nationale au détriment des autres, comme si l’unité politique passait nécessairement par l’uniformité linguistique. On a fait de certaines langues des symboles identitaires, des armes symboliques contre lesquelles on rangeait les minorités. En Afrique du Nord, en Europe, en Asie, partout, des générations ont été coupées de leur langue maternelle au nom d’une langue d’État qui n’était pas la leur. Résultat ? Une fracture entre les individus et leur propre histoire, entre les parents et leurs enfants, entre le cœur et la raison.

Quant à la foi , elle a aussi été utilisée bien souvent comme une colonne vertébrale de l’identité. Comme si appartenir à une religion définissait automatiquement qui l’on est. Or, la spiritualité, comme la langue, est une affaire personnelle. Elle peut guider, inspirer, mais elle ne doit pas enfermer. Ce n’est pas parce qu’on prie dans une langue ou qu’on croit en un dieu qu’on perd le droit de parler une autre langue ou de chercher ailleurs. Et la loi , justement, ne peut pas tout régenter. Elle peut encadrer, protéger, garantir des droits — ce qui est essentiel —, mais elle ne peut dicter qui nous sommes profondément. Personne ne devrait avoir à choisir entre sa langue véritable et ses droits civiques. Personne ne devrait être obligé de renier une partie de lui-même pour plaire à un État ou à une doctrine.

 Ma langue, mon identité, ce sont des héritages vivants. Ils me viennent de ma famille, de mes amis, de mes lectures, de mes voyages, de mes silences. Ils sont influencés par des cultures multiples, par des langages hybrides, par des dialectes mélangés. Ils sont berbères, arabes, français, amazighs, méditerranéens, africains, universels. Ils sont à moi, donc. Alors non, ma langue et mon identité ne sont ni une affaire de loi, ni de foi, ni d’État . Elles sont une affaire d’humanité. D’être humain libre. De personne qui choisit comment raconter sa vie, dans quelle langue elle veut rire, pleurer, aimer, rêver. Et si la société, l’école, l’État veulent vraiment construire quelque chose de juste, ils doivent reconnaître cette vérité simple : une identité ne s’impose pas, elle se respecte. Une langue ne s’interdit pas, elle se valorise. Et la liberté commence là où chacun peut dire "je" dans sa propre langue.

Idles Amazigh

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